Médical

Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /2009 18:30

Le point commun de l’été entre Sarkozy, Madonna, cédric mon ami buraliste et moi... ???

un malaise ! que l’on va considérer comme vagal…

Un cocktail de chaleur, hyperactivité, stress… alcool (dans mon cas au moins)

 

Cédric, quoi d’étonnant pour Lui qui explique avec un grand sourire que son choix a été de ne pas prendre une seule semaine de vacances depuis 10 ans qu’il est commerçant… Avec des journées professionnelles qui s’étalent entre 6h30 et 20h… Plus de 1500 clients par jour, et les mêmes gestes… journaux, tabac, loto, tickets… Toujours dans le mouvement, il piétine dans son échoppe ; Alors facile de trouver encore l’énergie derrière pour courir, étirer ses grandes jambes à l’air libre… Sauf que son hyperactivité il la paye à un moment donné. C’était donc au 60ème km de la CCC (Course ultra autour du Mont Blanc) que Cédric s’est effondré fin août. Une perte de connaissance soudaine qui l’a conduit à l’abandon et à la mise sous surveillance par les médecins une heure et demie…

 

Mon autre coureur qui s’est écroulé cet été c’est Nicolas Sarkozy. Mais pour le même type de mal il aura eu une surveillance bien plus importante. Il faut dire que s’effondrer lors d’un léger footing dans les jardins de l’Elysée peut effectivement paraître inquiétant…

S’en sont suivis des contrôles, des bilans et test d’effort… Notre Président va bien. Il faut juste qu’il se calme un peu…

 

Et que dire de la reine de la pop qui nous fait un malaise avec perte de connaissance en plein spectacle. Elle… cette bête de scène, bouffeuse de vie, adepte de sport, des salles de gym et de footing... Et cela lui arrive en même temps que des rumeurs persistantes l’annoncent comme participante au 25ème Marathon des Sables !!! Si si… D’ailleurs ça fera l’objet de mon prochain article…

 

Quant à moi, j‘avais décidé de me couper de la course à pied pendant une semaine dans la fournaise ardéchoise. Alors j’ai nagé, beaucoup vu que je ne suis pas un adepte de la discipline. Et puis le dernier jour, j’ai cru que je pouvais nager plus 100 longueurs d’un bassin de 20m et enchainer par une bonne soirée avec mon copain raf. La bière a été bue de manière excessive, à la hauteur de la chaleur et de ma natation du jour… Je me suis couché dans la nuit souriant. Très tôt le matin, dans la moiteur de notre mobilhome je me suis levé, je suis tombé d’un bloc pour me réveiller sous une pluie d’eau et de gifles d’une Heïdi en pleurs qui venait de dégager ma langue de ma bouche close…


La peur de sa vie. L’une des miennes maintenant. De retour à Dijon, j’ai été assez mal pendant quelques jours. Ivre de fatigue, j’ai beaucoup dormi. Merci à anne pour la boutique. Mais ce séjour de 4 jours  qui se termine aujourd’hui dans un joli hôtel parisien, seul avec ma perle, m’a remis du baume. J’aime Paris et je m’y sent bien. Nous y prenons de nouvelles habitudes, reposantes...


L’été a été chaud, fatigant avec nos 2 terribles z’enfants, un peu de stress et une certaine hyperactivité, et puis je n’ai pas cessé de courir depuis maintenant 1 an et demi… Mon corps m’a dit stop et on ne rigole pas avec lui !


J'ai eu la sensation de toujours l’avoir écouté… Et pourtant !
Beaucoup de coureurs s’accrochent à leur « plan marathon » distillés par les magazines de course à pied. Stop à tout ça pour le coureur amateur de fond; let même s'il y a des règles, le meilleur plan c’est celui des sensations.

Par cyaume - Publié dans : Médical - Communauté : Marathon des Sables
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Dimanche 15 mars 2009 7 15 /03 /2009 10:33

Ahhhhh ces pieds... pièces maitresses d'une course au long fleuve pas vraiment tranquille... Pour un marathon, on ne pense même pas à préparer ses pieds ! Pour le Marathon des Sables, c’est autre chose… avec le moral, ils sont responsables de biens de souffrances voire d’abandons…

Alors que faire ? voici quelques éclaircissements, trouvés par ci par là…

 

La survenue d’ampoules dépend de plusieurs facteurs qui peuvent varier  selon les concurrents:
Les degrés de difficultés de la course, les facteurs biologiques propres à chacun (métabolisme, nutrition, peau...) ou encore les conditions climatiques.
Les chaussures trop petites, une température trop élevée, les pieds qui gonflent... l'espace manque et l’air ne se refroidit plus... Idem pour les chaussettes trop épaisses.
Les chaussures mal lacées aboutissent aussi à des ampoules aux orteils. Il faut lacer de façon à éviter les mouvement vers l’avant et pour autant ne pas bloquer la circulation du sang sur le cou de pied.

 

La préparation des pieds pour cette épreuve devient inévitable…

Pour les ampoules, il faut avoir des pieds aguerris. Les tanner chimiquement dans les semaines qui précèdent l’épreuve est une solution.
La durée de celle-ci s’étale entre 5 et 60 jours. La liste des produits utilisés est large: les crèmes anti-frottement sont très efficaces, elle préparent bien l’épiderme et permettent un bon tannage (Podexine, Nok,..)
Sont aussi utilisées des substances à usage vétérinaire (Tanopat pour les coussinets des chiens), des teintures, etc.
L'acide picrique dilué est un grand classique mais pas toujours disponible selon les pays. Sur le bivouac ont déjà été essayé Formol, acide salicylique, benjoin, alcool, White-spirit, talc, henné, karité, curry, etc. ou encore, plus bio : du jus de citron, simplement. Bref la liste est longue, parfois surprenante!
Attention ! l'acide picrique ou le Tanopat, comme d’autres, ont pour fonctions de faire pour durcir la peau, alors il faut absolument alterner avec une crème pour assouplir la peau (nok ou autre) sinon il y a un risque d'ampoule sous la peau tannée... et une ampoule « souterraine » sous la corne est toujours plus douloureuse (et pas soignable).

Pour ma part c'est crème Nok le dernier mois puis Tanopat les 15 derniers jours le soir et crème Nok  tous les matins.

Toutes les chaussures ont toujours au moins une taille de plus que la normale, et le plus souvent deux tailles (allongement du pied au-delà de 30 Km), et gonflement permanent.  Pour ma part c'est une taille et demie. La chaussure est toujours usagée (mais pas foutue! toujours éviter le neuf ou le "non testé")
Certaines chaussures favorisent la circulation du sable (ouverture en avant et en arrière), d’autres l’empêchent (guêtres). La chaussette doit être fine, parfois à doigts séparés comme une paire de gants, produit nouveau et qui semble fonctionner (c'est mon cas).


En course, à peine arrivé, il faut absolument enlever le sable tout autour des doigts de pieds avec un peu d'eau.
Eviter de détremper le pied, encore moins de le plonger longtemps dans l’eau, de façon à ne pas fragiliser la peau et augmenter la macération.

Faire sécher les pieds, doigts de pieds en éventail au soleil (s’il en reste ?) et au vent (il y a en a toujours parait-il).
Faire sécher vos chaussettes et vos chaussures.
Ne pas marcher pas pieds nus, mais avec les vieilles chaussettes de la veille qui sont sèches ou une paire de sandales (on évite les tongs qui frottent le gros orteil).

 

Et si avec tout cela les ampoules sont là… c’est un autre problème, et ce sera un autre article.

Et voici une vidéo du "vécu" de coureurs qui ont du affronter ces ampoules ou frictions lors du Marathon des Sables... De quoi vous décider à bien préparer les vôtres!



Par cyaume - Publié dans : Médical - Communauté : Marathon des Sables
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Vendredi 13 mars 2009 5 13 /03 /2009 21:03

Le MARATHON DES SABLES est une course où la température ambiante peut excéder 50°c avec heureusement un degré d’hydrométrie qui est souvent très bas. La préparation à l’endurance est bien sûr indispensable et l’acclimatation à la chaleur n’est pas toujours possible (les entrainements à Dijon comme ailleurs se déroulant en plein hiver…). Aussi les conseils avisés d'un Doc de l'organisation sont inévitables...

Il est important que les vêtements soient adaptés, favorisant l’évaporation de la sueur et la circulation de l’air sur le corps ; La tête et nuque doivent être couvertes (une casquette " saharienne " ou un " buff " feront l’affaire).
La course à pied en pleine chaleur et exposée au soleil entraîne une déshydratation et la performance s’en trouve diminuée. Alors entre boire et courir il ne faut surtout pas choisir. Une mauvaise hydratation limite les performances et augmente le risque d'épuisement, d’inconfort digestif, les pathologies graves et bien sûr le risque d’abandon.
Pendant la course, sachez que la sensation de soif ne permet pas de compenser tous les besoins réels de l'organisme, la quantité d’eau prise spontanément n’étant souvent pas suffisante. L’absorption de 100 ml d’eau (soit 3 à 4 gorgées) toutes les 10 minutes pourrait être recommandée et il faut répartir la consommation en tenant compte des difficultés et de la durée de chaque étape. L’eau au Marathon des Sables étant rationnée, on peut demander de l’eau supplémentaire même si cela entraîne une pénalité de temps.
De plus à travers la sueur, le concurrent peut perdre jusqu’à 15 gr de sel par jour, il faut donc les remplacer. Il est recommandé pour les cinq premières heures de course : 1,5 g de sel par litre d’eau , entre 5 et 10 heures : 2 g de sel par litre d’eau et après 10 heures de course : entre 2 et 3 g de sel par litre d’eau. Pour favoriser l’ingestion, il faut ajouter des hydrates de carbone (glucides lents que l’on trouve dans les boissons énergétiques) qui donneront en plus une certaine saveur aux boissons.
L’organisation fournira la quantité totale de sel au début de la course : 20 comprimés à 0,5 gramme de sel par jour soit 10 grammes/j
Le conseil est de prendre 1 gramme soit 2 comprimés par bouteille pendant la course puis le reste le soir (et saler ++ l’alimentation).
Il est facile d'évaluer l'état d’hydratation en surveillant les capacités physiques le volume des urines et leur densité.
Pour le traitement de la déshydratation, l'équipe médicale favorise la voie orale en ajoutant des sels minéraux à l'eau. Si cela ne suffit pas ils pourront être amenés à poser une perfusion (avec pénalité).

Infos collectées en partie sur le site www.darbaroud.com

Par cyaume - Publié dans : Médical - Communauté : Marathon des Sables
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Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /2009 11:27

Ce matin, j'ai passé ma 1ère échocardiographie de mon existence. Les seuls souvenirs que j'ai de ce genre d'examen, ce sont les echographies de Lilo et Teïva, alors aussi gros que la taille de mon coeur actuel...
L'echocardiographie n'est pas obligatoire pour participer au Marathon des Sables, mais elle est fortement recommandée car elle seule peut étudier le fonctionnement du coeur jusqu'à dépister les myocardiopathies obstructives et les maladies vasculaires indétectables. Elle est nécessaire surtout à partir de 40 ans. Je n'en ai que 37, mais ces 3 années valent bien ma nature inquiète et mon état d'esprit: il y a peu de casse-cou parmi les marathoniens du Sable... ils sont plutôt soucieux de tous les détails, méticuleux comme personne et de ce fait très "casse bonbons" pour leur entourage (surtout les 2 derniers mois avant de partir et de façon progressive...)
Il s'agit d'un examen d'une dizaine de minutes si votre cardiologue est bavard, et qui se déroule dans son cabinet.
Pour ce qui est du résultat immédiat, je n'y comprends rien mais il m'a dis "ça va... tout va bien "
En connaisseur du corps humain et vaguement de ce type de course il a rajouté quand même "... vous allez en baver ..!" je vais baver... mais c'est bien sûr!!! Pour le Marathon des Sables je vais donc m'enfiler 2 ou 3 gousses d'ail dans le nez, un bouquet de persil dans chaque oreille, une plaquette de beurre en guise de casquette, le sable fin du Sahara comme plat et le soleil de plomb en guise de grill...
Et voilà l'escargot de bourgogne le plus gros au monde... et ça me permettra de facilement justifier ma lenteur excessive si jamais je ne suis pas dans une "bonne semaine"...
En attendant j'ai à nouveau rendez vous chez mon cardiologue pour un électrocardiogramme au repos en mars (cela se passe en cabinet). Pour info c'est le seul document médical obligatoire à produire à l'organisation du MDS avec un certificat médical. L'électrocardiogramme d'effort, lui, se déroule en milieu hospitalier et est facultatif.

Par cyaume - Publié dans : Médical - Communauté : Marathon des Sables
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