J’ai lu quelque part, souvent
même, que des bénévoles aux MDS précédents se transformaient en coureurs, le temps d’une édition …L’inverse a bien du arriver aussi.
Le MDS je l’ai préparé, minutieusement, 2 fois, durant des mois.
Les jambes, la tête, le cœur, mon entourage, mon travail… Tout a été bousculé. Il y a eu un avant, et bien sur un après…Quand au « pendant », ce fut des moments de courses fabuleux, des rencontres inoubliables, entre coureurs, mais également auprès des bénévoles, le temps d’un ravitaillement, d’une discussion minute le soir au bivouac…
J’ai déjà donné à Solidarité Marathon Des Sables par l’intermédiaire de mon association Solidai’Run le fruit de mon engagement durant la course et auprès d’écoles dijonnaises. Ce que j’ai vécu comme coureur s’est trouvé une nouvelle vie dans le récit.
Si quelque chose doit être vécu pour être compris (et encore...) c'est le Marathon des Sables...
Mais le MDS véhicule tant de valeurs, tant d’énergie, que le fait même de raconter ou d’écouter ce périple capte et donne des émotions forcément positives.
Lors de mes interventions auprès de classes après le MDS 2010 j’ai insisté sur les valeurs humaines et morales du MDS transposables dans la vie d’un petit enfant : la solidarité et le partage; La fraternité plutôt que la différence; L’esprit d’équipe; Le respect des règles, réussir sans tricher; La récompense/résultat liée au travail/entraînement...
Le MDS n’est pas qu’une performance individuelle. Personne n’est mis à l’écart, chacun se respecte parce que tout le monde a un même but, sans concurrence. Tout le monde souffre à un moment ou un autre…le soutien est une nécessité, on donne… on reçoit…sans calcul.
«Ta gomme, prête la... Et pas uniquement parce que demain tu auras peut-être besoin d'un crayon... Non tout simplement parce que ton voisin en a besoin...»
La course à pied peut être un plaisir, un sport individuel où le collectif est parfois nécessaire.
L’esprit de générosité et la fraternité qui règne au MDS peuvent être reproduits dans une classe ou dans un bureau, dans la vie de tous les jours…
Nous avons abordé un thème qui m'est cher : « Nous sommes tous l’incroyable de quelqu’un ».
J'ai voulu ainsi les valoriser, un par un; Un souffle d'ambition, d’envie, de respect et de croyance en eux... Pour aller au bout de leurs rêves; Du courage pour aborder le sport et la maladie… J’ai été asthmatique pendant mon enfance. Aujourd’hui prendre le départ d’un marathon est une formalité. Tout est presque possible…Dès lors que le corps dit « oui », alors la tête doit confirmer.
Patrick Bauer a dit de son MDS qu’il était une perle dans un bel écrin, que c’était une course qui se méritait, qu’il fallait parfois attendre pour y participer… Il parlait des coureurs.
C’est sans doute la même chose pour les bénévoles.
Le MDS est une course qui se mérite, elle est alléchante pour les non initiés, et devient essentielle pour ceux qui l’ont courue…
Cela fait 2 MDS consécutifs pour moi. J’ai réussi à entrer dans les 100 premiers en 2010 sur plus de 1000 partants. Deux nuits blanches à tousser lors des 2 premières étapes. Le moral à 0 au début pour finir au plus haut pendant la « longue ». Sans bobos. J'ai connu pas mal de sensations. Objectif rempli. Mais je cours autant pour la performance que pour les découvertes humaines et géographiques. Je crois que le MDS vu uniquement de sa propre trace voile une bonne partie des rencontres potentielles... Quid en 2010 pour moi de 90% du peloton? J'ai eu l'impression de toujours courir avec les 50 mêmes! Et puis la préparation quant elle est prise au sérieux est très lourde durant l'hiver...
Aujourd’hui j’aimerai donner mon énergie aux autres.
J’ai une expérience du grand fond qui doit me permettre de faire un lien intéressant entre organisation et coureurs. Je connais les mots et les gestes pour tenter de raviver la flamme de la détresse en course. La déprime du coureur ne fait que passer, encore faut-il le savoir, c’est toujours l’histoire de quelques minutes. Oui j'espère assez avoir cette utilité qui consisterait à préserver les candidats à un rêve de l'abandon...
Pour vous la préparation doit être terminée alors préservez-vous et surtout prenez un grand bol d'air familial. Ne stressez pas, dites vous quelle chance vous avez de pouvoir participer à un tel événement.
Comptez sur moi et à dans 10 jours, dans le grand bac à sable !
Amicalement
Guillaume Charbonneau
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