Humeurs de course

Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /Jan /2009 22:24

Une bonne journée à Paris ça commence par un footing en traversant la Butte Montmartre de part en part. Et c’est beaucoup de marches. Plus de 3000 en fait. Si, si, j’ai compté. Les coureurs sont souvent obsédés par les chiffres. Et je fais partie de ceux là !

Comptez les marches d’escaliers dès que vous le pouvez, vous verrez, ça monte vite. C’est bon pour le cardio et le calcul mental.

En arrivant c’est un copieux petit déjeuner qui va me recharger. Et j’en ai besoin. Nous allons au Musée. Et les Musées, c’est un peu comme Ikea, quand on y entre, on ne sait pas vraiment combien de temps on va y rester ! Même si avec les premiers on en sort enrichi, avec l’autre on ressort … euh…  je ne sais pas…

En route pour le Grand Palais sur les Champs. L’expo Picasso nous attend.

Du moins c’est ce que l’on pensait. Sur place, c’est plutôt nous qui allons devoir attendre…4 heures… j’ai bien entendu, 4 heures d’attente… 4 heures à trépigner… 4 heures, c’est plus qu’un marathon !!! Là non je pose mon véto. Oui à la culture, mais pas à n’importe quel effort. C’est surhumain ce que l’on me demande là…

Cet après midi ce sera donc shopping.
Aller retour bref des Champs, présumée plus belle avenue du monde, mais cauchemar pour un shopping original. Alors nous marchons. Mes Adidas aux pieds et mon sac sur le dos me laissent à penser que je suis un peu à l’entrainement…

Faubourg Saint Honoré, nous passons devant la grande maison du plus célèbre des trailers, pardon runners… nan, plutôt jogger… de l’hexagone : notre président.

A la Madeleine, chez Pylônes, c’est la cata… il n’y a plus de Spörk, le couteau-fourchette-cuillère que je voulais leur acheter (cf. autre article)… Va encore falloir courir ailleurs ! Courir, toujours courir…

Chez Repeto, Heïdi enlève ses New Balance roses pour enfiler des ballerines… roses.

Avec Heïdi, soit « c’est cher », soit « ce n’est pas pour mettre maintenant », soit « j’ai les pieds gonflés »… Forcément, après des kilomètres à arpenter les rues, à piétiner devant les vitrines ou dans les boutiques, les pieds enflent… Une bonne shoppeuse doit mettre une pointure au dessus de sa taille normale, au moins… comme pour le Marathon des Sables ! Et essayer ses chaussures en début de journée aurait été plus judicieux. C’est elle qui le dit.

Puis il y eu les Galeries Lafayette et sa clientèle asiatique, massive à l’intérieur.

Ses étages m’ont rappelé des tribunes, sa rondeur, une piste, les clients des compétiteurs. Un instant j’étais au stade olympique de Beijing. J’ai eu la folle envie de faire le tour du 3ème en courant.

« Tu aimes ça ? »… Heïdi m’a ôté toute chance de médaille olympique. Elle a brisé mon rêve. Je n’ai pas pu prendre le départ de ma course. Tout ça pour un avis vestimentaire…

En plus c’était moche…

Il est 16 heures, l’heure de manger… J’ai retenu qu’il ne fallait pas débarquer sur le Marathon des Sables trop affuté… Et comme la nourriture est aussi l’essence de l’entrainement, je m’avale un Hippo burger composé d’un beau steak haché et d’une tranche de foie gras poêlé, le tout arrosé de frites.

Ragaillardis nous poursuivons notre étape. On triche un peu, le métro c’est rigolo. On refuse les escalators et les ascenseurs… des marches et encore des marches.

Et comme une bonne journée finit souvent comme elle a commencé, j’invite Heïdi à grimper jusqu’au Sacré Cœur. Ou comment dissimuler un entrainement en ballade romantique…

« Tiens on va passer par là… la vue est plus jolie.. »

« Mais c’est plus long ?! »

« Nan… pas trop »

Quelques dizaines de marches supplémentaires, c’est toujours ça de gagné… Et ça marche aussi avec les raccourcis loupés !

La soirée se terminera par un excellent resto japonais. Les sushis… le riz, voilà un excellent aliment régénérateur… à Paris ou Ouarzazate !  

Par cyaume - Publié dans : Humeurs de course - Communauté : Marathon des Sables
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Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /Jan /2009 00:52

J-2 mois, l’échéance s’approche à grandes foulées !

L’entrainement suit son cours et les préparatifs s’accélèrent. Alors entre les deux je prends le temps de me retourner, de réfléchir au pourquoi ? au comment ? à ce qui m’a amené à vouloir participer à une telle course.

Et puis les souvenirs fusent, spontanément…

Je me souviens, presque ado, de ces cures au Mont d’Or pour traiter mon asthme.

Je me souviens avoir longtemps eu des problèmes respiratoires à l’idée de ne pas avoir de ventoline dans ma poche… mais je ne me souviens plus quand j’en ai pris pour la dernière fois.

Je me souviens de ce samedi après midi de 2001 où j’ai décidé de descendre dans la rue et de me mettre à courir… 2 tours de pâté de maisons soit 2 km plus tard j’arrêtai, essoufflé … moi qui venait à peine d’arrêter de fumer.

Je me souviens de ces kilomètres de bonheur parcourus à Moorea et Tahiti, dans la moiteur Polynésienne en 2001 et 2002…

Je me souviens de mon 1er entrainement avec papa, de notre 1ère « longue sortie ». Elle devait faire autour de 16 km le long du Canal de Bourgogne, et j’avais terminé un mollet lardé de crampes…

Je me souviens de ma 1ère course avec papa : le traditionnel 20 km de Paris. Un tel kilométrage, c’était dingue à l’époque ! Je suis resté calé dans ses pattes, sagement, il m’a permis de rallier l’arrivée et de récupérer une médaille presque olympienne autour du cou… une vraie complicité de père à fils…

Je me souviens de mon 1er Marathon, les Grands Crus en 2003, de l’émotion à l’arrivée, de la pression qui retombe, des larmes… de la fierté de papa. Cette fierté qui s’est inversée l’année suivante lorsque lui aussi a bouclé son 1er Marathon.
Je me souviens de ces 2 sorties, les lendemains de naissances de Teïva et Lilo. Serein, apaisé par les accouchements de Heïdi, je courrai dans le bonheur…

Je me souviens du Marathon du Mont Saint-Michel en 2005. Une course caniculaire qui obligeai la direction à arrêter la moitié des 6000 partants pour raison de sécurité à mi course. Je suis arrivé au bout, assommé. Je me souviens qu’il y eu un décès. La fierté de terminer n’était pas de bon goût ce jour là.

Je me souviens avoir couru vite un mardi après midi pour aller chercher mes clés de voiture. J'allais dire au revoir à Papi René.

Je me souviens de tant de petits et grands moments de course à pied que finalement la seule chose dont je ne me souviens pas c’est la raison qui m’a amené à vouloir participer au Marathon Des Sables…

Par cyaume - Publié dans : Humeurs de course - Communauté : Marathon des Sables
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Samedi 24 janvier 2009 6 24 /01 /Jan /2009 23:03

Le Marathon des Sables… Une aventure ?
oui c’est certain.
Un privilège ?
aussi…
Car il ne faut pas s’y tromper, tout participant au Marathon des Sables est volontaire, et à ce titre il est un chanceux de la vie… Sa chance elle commence par un physique qui, sans être nécessairement celui d’un sportif de très haut niveau, peut lui permettre d’accomplir l’exploit de boucler une course incroyable… son bonheur, c’est tout simplement d’être en très bonne santé.

C’est aussi d’avoir la possibilité de consacrer autant d’énergie à s’entrainer, à se documenter, à discuter, à sélectionner tout ce qui nous aidera à réaliser ce qui nous obséde depuis des mois. Et là merci aux familles.

Alors nous qui soignons nos pieds comme personne, gardons en un bien accroché à la terre ferme, car tous ces plaisirs égoïstes qui nous permettent d’avancer dans notre préparation : analyser les caractéristiques d’un sac de couchage, les apports nutritionnels d’une paëlla lyophilisée, vérifier le grammage de chaque objet à emporter… ne doivent pas nous déconnecter de l’actualité… aujourd’hui serais-je capable de dormir ne serait-ce qu’une nuit sous un Gaza bombardé quand, à Dijon, une rafale de vent qui déplace quelques tuiles m’effraie? Me serait-il possible de survivre à une nuit dans des cartons à flanc de trottoir ? La campagne hivernale des restos du cœur se termine dans combien de jours ??? Voilà pourquoi le coureur du Marathon des Sables doit assumer son destin par une humilité sans égale.

D’ailleurs cette course est à l’image de la vie, il y a autant d’arrivants que de vainqueurs, mais ceux qui sont resté sur le côté sont ceux qui auront connu le plus de souffrance.

Par cyaume - Publié dans : Humeurs de course
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Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /Jan /2009 00:00

 

Ce matin, alors que je courais, une chaussure m'a parlé... puis l'autre aussi. Je n'ai pas clairement compris ce qu'elles voulaient, le bruit de mes foulées sur le bitume contrariant leurs élocutions déjà pas terribles. Ce sont des chaussures après tout!

A peine déchaussé, je filais dans la salle de bain. A travers les flocs des gouttes, j'entendis d'abord un bruit sourd, puis un grondement, et finalement ce sont des pas glissants qui se sont annoncé à moi…

J'eu le temps d’enfiler mon peignoir avant de me retrouver, les pieds nus sur le carrelage, face à 4 paires de runnings bien remontées… un soulèvement que je n’avais pas senti venir me faisait face et semblait me dire « et nous ??? »

L’Adidas Boston rouge semblait être la meneuse, ça ne m’étonne guère, un vraie paire de running dynamique, et depuis 6 mois qu’elle cohabite avec mes pieds elle me connaissait bien…
La trail Supernova Riot bleue-noire était très en recul… lourde, elle s’était faite à l’idée qu’elle « ne partirait pas »…
L’Asics DS trainer orange semblait suivre, mais arrivée récemment elle savait qu’elle avait encore un avenir « après », alors elle avançait sur la pointe des pieds pour ne pas se cramer à me rabrouer… 
Et puis il y avait la Salomon XT Wings noire, transie par la crainte de savoir, triste à emmêler ses lacets… allez lui expliquer qu’au fil des étapes la chaleur fera gonfler mes pieds, que les éventuelles ampoules seront d’autant plus douloureuses si elles se frottent aux parois de la chaussure…allez lui dire que ce n’est pas elle l’heureuse élue mais sa sœur jumelle avec une pointure et demie de plus…
Alors j’ai écouté leur plainte, l’une après l’autre, puis  je les ai remercié de m’avoir accompagné durant ces 6 derniers mois de préparation au Marathon des Sables. Il en faut une, et une seule. Et elle n’est pas encore là. Alors aujourd’hui, ce sont ces 4 paires, ces 8 chaussures que je mets sur mon "pied-destale".

Par cyaume - Publié dans : Humeurs de course
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Jeudi 22 janvier 2009 4 22 /01 /Jan /2009 22:36

Jean Claude Brisard, PDG de la SAS Druet (spécialiste de façades aluminium et menuiseries PVC) m'apporte son soutien financier et je l'en remercie. Un 8ème sponsor qui m'amène à juger la réprésentativité des entreprises Haute-Saônoise tellement importante qu'un petit drapeau aux couleurs de ce département serait le bienvenue! seule ma fidélité au Conseil Général de Côte-d'Or pourrait inverser la donne...

Par cyaume - Publié dans : Humeurs de course
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