Une bonne journée à Paris ça commence par un footing en traversant la Butte Montmartre de part en part. Et c’est beaucoup de marches. Plus de 3000 en fait. Si, si, j’ai compté. Les coureurs sont souvent obsédés par les chiffres. Et je fais partie de ceux là !
Comptez les marches d’escaliers dès que vous le pouvez, vous verrez, ça monte vite. C’est bon pour le cardio et le calcul mental.
En arrivant c’est un copieux petit déjeuner qui va me recharger. Et j’en ai besoin. Nous allons au Musée. Et les Musées, c’est un peu comme Ikea, quand on y entre, on ne sait pas vraiment combien de temps on va y rester ! Même si avec les premiers on en sort enrichi, avec l’autre on ressort … euh… je ne sais pas…
En route pour le Grand Palais sur les Champs. L’expo Picasso nous attend.
Du moins c’est ce que l’on pensait. Sur place, c’est plutôt nous qui allons devoir attendre…4 heures… j’ai bien entendu, 4 heures d’attente… 4 heures à trépigner… 4 heures, c’est plus qu’un marathon !!! Là non je pose mon véto. Oui à la culture, mais pas à n’importe quel effort. C’est surhumain ce que l’on me demande là…
Cet après midi ce sera donc shopping.
Aller retour bref des Champs, présumée plus belle avenue du monde, mais cauchemar pour un shopping original. Alors nous marchons. Mes Adidas aux pieds et mon sac sur le dos me laissent à penser
que je suis un peu à l’entrainement…
Faubourg Saint Honoré, nous passons devant la grande maison du plus célèbre des trailers, pardon runners… nan, plutôt jogger… de l’hexagone : notre président.
A la Madeleine, chez Pylônes, c’est la cata… il n’y a plus de Spörk, le couteau-fourchette-cuillère que je voulais leur acheter (cf. autre article)… Va encore falloir courir ailleurs ! Courir, toujours courir…
Chez Repeto, Heïdi enlève ses New Balance roses pour enfiler des ballerines… roses.
Avec Heïdi, soit « c’est cher », soit « ce n’est pas pour mettre maintenant », soit « j’ai les pieds gonflés »… Forcément, après des kilomètres à arpenter les rues, à piétiner devant les vitrines ou dans les boutiques, les pieds enflent… Une bonne shoppeuse doit mettre une pointure au dessus de sa taille normale, au moins… comme pour le Marathon des Sables ! Et essayer ses chaussures en début de journée aurait été plus judicieux. C’est elle qui le dit.
Puis il y eu les Galeries Lafayette et sa clientèle asiatique, massive à l’intérieur.
Ses étages m’ont rappelé des tribunes, sa rondeur, une piste, les clients des compétiteurs. Un instant j’étais au stade olympique de Beijing. J’ai eu la folle envie de faire le tour du 3ème en courant.
« Tu aimes ça ? »… Heïdi m’a ôté toute chance de médaille olympique. Elle a brisé mon rêve. Je n’ai pas pu prendre le départ de ma course. Tout ça pour un avis vestimentaire…
En plus c’était moche…
Il est 16 heures, l’heure de manger… J’ai retenu qu’il ne fallait pas débarquer sur le Marathon des Sables trop affuté… Et comme la nourriture est aussi l’essence de l’entrainement, je m’avale un Hippo burger composé d’un beau steak haché et d’une tranche de foie gras poêlé, le tout arrosé de frites.
Ragaillardis nous poursuivons notre étape. On triche un peu, le métro c’est rigolo. On refuse les escalators et les ascenseurs… des marches et encore des marches.
Et comme une bonne journée finit souvent comme elle a commencé, j’invite Heïdi à grimper jusqu’au Sacré Cœur. Ou comment dissimuler un entrainement en ballade romantique…
« Tiens on va passer par là… la vue est plus jolie.. »
« Mais c’est plus long ?! »
« Nan… pas trop »
Quelques dizaines de marches supplémentaires, c’est toujours ça de gagné… Et ça marche aussi avec les raccourcis loupés !
La soirée se terminera par un excellent resto japonais. Les sushis… le riz, voilà un excellent aliment
régénérateur… à Paris ou Ouarzazate !
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